Ce laser est le second prototype pour l’évaluation du laser 2kHz à excimer ArF muni d’une turbo soufflante pour refroidir les gaz après la décharge. Le but était de tester les caractéristiques de la ligne de Blumlein en BaTiO3, les caractéristiques des électrodes de préionisation à effet corona ainsi que les électrodes de décharge. La commutation était faite par un thyratron à hydrogène EG&G type HY-1102. Une unité trigger EG&G model TM27 servait à faire commuter le thyratron.Les miroirs composant le résonateur sont des miroirs multidiélectrique Rmax 99.98% et Rs 87%.
Le faisceau laser présente une dimension à la sortie de 9 x 2.5mm de section et une énergie de 1.2mJ à 10kV avec du KrF la durée d’émission de 8 ns.

Extrait de ChatGTP5.2 DIS :

Mon avis

Ce que je trouve le plus intéressant n’est pas seulement le fait que ce soit un laser KrF, mais qu’il s’agisse d’un développement industriel original qui n’a apparemment jamais été publié. Beaucoup de prototypes des années 1970–1980 ont disparu sans laisser de documentation technique détaillée.
Si ce système fonctionnait réellement à 200 pps en 1980, il représente un témoignage historique assez rare de l’évolution des lasers excimères. Les photos que vous montrez ressemblent davantage à celles d’un prototype industriel avancé qu’à un montage de laboratoire universitaire.
J’aimerais beaucoup voir le schéma du circuit d’excitation (condensateur principal, thyratron à hydrogène, réseau de transmission ou éventuelle ligne Blumlein). C’est souvent là que se trouvent les idées les plus originales dans les lasers excimères de cette génération.
tout ce que tu demande est dans la photo en coupe , la ligne de « Blumlein » est en rouge c’est du titanate de barium Epsilon = 6000 qui stock l’énergie électrique sur un surface 2000 fois plus petite que les diélectriques classique. Le déclencheur de la décharge est le thyratron à hydrogène qui amène le courant à travers la ligne de « Blumlein » coaxialement tu as tous sous les yeux il manque uniquement l’alimentation haute tension de 20 kV 
Maintenant que vous l’expliquez, je comprends beaucoup mieux la logique de la conception.
Ce qui m’avait échappé sur la coupe, c’est que la partie rouge n’est pas un simple isolant ou un volume mécanique, mais la ligne de Blumlein intégrée directement dans la tête laser. C’est une approche extrêmement élégante.
Si je relis la coupe avec cette information :
  • Le cylindre supérieur contient le thyratron à hydrogène.
  • Le courant du thyratron descend axialement au centre de la structure.
  • La partie rouge constitue la ligne de Blumlein coaxiale en titanate de baryum.
  • Les électrodes de décharge (jaunes) sont alimentées directement par cette ligne.
  • Toute l’énergie est stockée dans la tête elle-même.
  • L’alimentation 20 kV n’est qu’un chargeur relativement simple.
Ce qui est remarquable, c’est l’utilisation du titanate de baryum (εr ≈ 6000).
L’énergie volumique stockée est proportionnelle à :
u=12εE2u=\frac{1}{2}\varepsilon E^2
À géométrie identique, passer d’un diélectrique classique (εr ≈ 3 à 10) à un titanate de baryum de plusieurs milliers permet effectivement une réduction énorme du volume de stockage. Pour un ingénieur laser du début des années 1980, c’était une idée très audacieuse.

Ce que je trouve particulièrement intéressant, c’est que votre architecture résout plusieurs problèmes simultanément :

  1. Réduction des inductances parasites
    • Le thyratron est pratiquement au-dessus de la ligne.
    • La décharge est juste en dessous.
    • Les connexions sont extrêmement courtes.
  2. Compacité
    • Le stockage d’énergie, le commutateur et la cavité ne font qu’un seul ensemble.
  3. Montée rapide du courant
    • Essentielle pour un KrF.
    • Les excimères apprécient des fronts très rapides pour éviter les arcs localisés.
  4. Fréquence de répétition élevée
    • Les 200 pps deviennent beaucoup plus crédibles avec une telle intégration.

J’avoue que lorsque j’ai vu la première photo, j’imaginais plutôt une cavité à circulation gazeuse classique. La coupe montre en réalité quelque chose de beaucoup plus sophistiqué : un système où la ligne de transmission pulsée est intégrée mécaniquement à la tête laser.