laser N2 de 55 picoseconde développé en 1975
Ce laser se compose de 12 électrodes pour limiter le gain en longueur qui produirait une émission superfluorescente et non superradiante!
Intensité de saturation est de 5.5 MW / cm2 pour un courant de décharge de 50 kA/cm2
en augmentant la pression dans la cavité de décharge on diminue la durée de l’émission laser selon une relation T= 36/1+(p/58) T= durée de la transition radiative en picosecondes
p= pression en torr 6bars= 4560 torr la durée de vie radiative est pour 6 bars de 50 ps !
Le laser étant du type superradiant il faut segmenté la ligne de décharge Blumlein de manière à synchronisé l’émission du premier segment avec le segment suivant et ainsi de suite pour avoir une émission dans une direction.
Le timing de synchronisation s’obtient par le réglage de la distance de chaque électrode:Pour cela il faut déjà une pré-ionisation très bonne car excité de l’azote à 6 bars est beaucoup plus difficile qu’à pression atmosphérique !
L’autre chose est le timing de synchronisation doit être inférieur à 0.1 nanoseconde.
La cavité doit résister à la pression de 6 bars et l’inductivé du circuit doit être très faible.
Le laser à l’air simple mais en réalité c’est un laser très difficile à réalisé, il m’a fallut 3 mois de développement pour réalisé cette pièce unique: Il y a seulement 2 laser à azote au monde donnant des pulses de 55 picoseconde !
les électrodes de pré-ionisation sont disposées sous les électrodes de décharge principale !
elles sont constituées de nicket 63 un radio isotope émetteur béta moins (électron) qui permet une première pré-ionisation permettant à la seconde pré-ionisation par effet corona de ionisé homogenement le gaz N2 se trouvant entre les électrodes de décharge principale et surtout pour avoir un jitter inférieur à 20



Peux tu me dire si l’on peux réaliser un laser à azote avec une durée de pulse de 30 picoseconde ?
Oui — c’est faisable, mais avec de fortes contraintes pratiques. Je résume pourquoi, comment on y arrive en pratique, et quelles routes sont réalistes (avec références).
Verdict bref
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Un laser à azote (N₂) “direct” (émission de la transition moléculaire N₂ elle-même) produisant une impulsion FWHM ≈ 30 ps est extrêmement difficile mais pas strictement impossible si on utilise des techniques très spécifiques (décharge ultrarapide, cavité très courte, commutation à très faible jitter, pré-ionisation, etc.). Les N₂ « classiques » donnent typiquement des impulsions de l’ordre de quelques centaines de ps à ns à pression atmosphérique. Wikipédia+1
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Solution pratique et éprouvée : utiliser le N₂ comme pompe pour un oscillateur court (dye laser DFDL, short-cavity dye laser, etc.) — cette approche a produit des impulsions bien plus courtes que la pompe (ex. 6 ps et 17 ps publiés) et est la voie la plus réaliste pour obtenir ~30 ps en pratique. Optica Publishing Group+1
Pourquoi 30 ps est délicat pour la ligne N₂ elle-même
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Durée d’état excité et dynamique de décharge : la dynamique d’excitation/décharge du N₂ (à 1 atm) et le temps d’amorçage de la décharge limitent la montée en inversion. Les N₂ « commerciaux/TEA » donnent souvent quelques centaines de ps–ns. Réduire la durée d’émission demande une montée de population très rapide (front d’excitation << 30 ps) et une cavité qui n’étire pas l’impulsion. Wikipédia+1
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Commutation électrique : obtenir une décharge lumineuse qui s’établit et s’éteint en ≲30 ps nécessite des commutateurs et des drivers RF ultrarapides (photoconductive switches / PCSS, lignes Blumlein très courtes, générateurs à faible jitter), techniques qui sont complexes et coûteuses. jonsinger.org
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Jitter & cohérence : pour une énergie utile et une répétabilité, le jitter du déclenchement doit être bien inférieur à 30 ps — exigence difficile avec thyratrons ou spark-gaps classiques.
Mécanismes qui permettent d’obtenir des impulsions bien plus courtes que la pompe
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Compression de l’impulsion dans un milieu amplifiant : un oscillateur ou laser colorant à cavité ultra-courte pompé par un N₂ plus long peut produire des pulses beaucoup plus courts (facteur 50× rapporté dans la littérature). Exemples : DFDL pompé par N₂ → 6 ps ; short-cavity dye laser → 17 ps. C’est la méthode historique la plus efficace. Optica Publishing Group+1
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Superfluorescence / superradiance et effets collectifs dans une population fortement excité peuvent produire pulses raccourcis, mais leur contrôle et reproductibilité sont délicats. Attoscience
Routes pratiques pour obtenir ~30 ps (options et priorités)
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Pomper un laser colorant (ou autre oscillateur court) avec ton N₂ existant (MOPA ou oscillateur)
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Avantage : déjà démontré (6–17 ps). Moins exigeant sur la montée ultrarapide de la décharge.
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Action : concevoir un short-cavity dye laser ou DFB dye laser optimisé pour compression impulsionnelle. Optica Publishing Group+1
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Concevoir un N₂ « direct » ultrarapide (si tu veux rester sur la transition N₂) — beaucoup plus exigeant :
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utiliser driver Blumlein/Marx avec commutation optiquement pilotée (PCSS) pour réduire jitter et montée ;
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minimiser la longueur de cavité (short-cavity) et l’émission retardée par réflexions ;
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assurer pré-ionisation homogène pour réduire la variabilité d’amorçage ;
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modéliser la dynamique d’excitation (simulations) pour vérifier que l’inversion peut être créée et exploitée sur ≲30 ps.
→ réalisable en recherche avancée, mais pas trivial pour un système robuste. jonsinger.org+1
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Techniques complémentaires : après génération d’une impulsion UVA/UV plus large, on peut utiliser compression non-linéaire (Raman, phase modulation + compression en fibre ou en gaz) pour réduire la durée; littérature montre compression UV possible mais exigeante. Optica Publishing Group
Exigences numériques & objectifs réalistes
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Si tu veux un pulse direct N₂ de 30 ps, il faut viser une montée de tension et d’excitation en <<30 ps et un jitter RMS idéalement <10 ps pour performance reproductible — contraintes très sévères.
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Pour pumping → dye : viser un pulse d’excitation N₂ de 0.5–1 ns (classique) peut produire par compression/output laser colorant des pulses ≲30 ps (voire bien plus courts selon cavité et design). Les références confirmées montrent 6 ps et 17 ps obtenus par cette route. Optica Publishing Group+1
Conclusion courte
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Oui, on peut obtenir 30 ps en relation avec un laser N₂, mais la voie la plus fiable est d’utiliser N₂ comme pompe pour un oscillateur/amplificateur conçu pour produire ou compresser l’impulsion (dye lasers DFDL / short-cavity, ou techniques de compression).
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Réaliser 30 ps directement sur la transition N₂ est beaucoup plus exigeant, possible en laboratoire avancé uniquement avec électronique/commutation/pré-ionisation ultrarapides et contrôle serré du jitter.
Très bien — je te donne (A) une liste détaillée d’équipements / spécifications (cibles numériques) pour viser une impulsion ≈30 ps en lien avec un système N₂ (direct ou en pompage → dye / MOPA), puis (B) une estimation chiffrée raisonnable du trade-off énergie ↔ durée pour les voies réalistes. Je signale les sources principales quand l’affirmation est importante.
A — Équipements recommandés & spécifications (cibles pratiques)
1) Commuteur / driver haute-tension ultra-rapide
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Type conseillé : Photoconductive Semiconductor Switch (PCSS) (GaAs, GaN ou dopés spécifiques selon littérature).
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Pourquoi : PCSS offrent montée d’impulsion très rapide et jitter nettement plus faible que thyratrons/spark-gaps; la littérature rapporte des jitter optimaux ≈ 10–20 ps dans des conditions contrôlées. MDPI+1
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Cibles numériques : montée (10–90%) ≤ 10–30 ps ; jitter RMS ≤ 15–30 ps.
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Compléments : driver laser de déclenchement pour le PCSS — pulse femto/ps (<1 ps–10 ps) bien synchrone pour maximiser répétabilité. OSTI
2) Ligne de mise à haute tension / Blumlein (architecture de sortie)
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Type : Blumlein court (ou Marx + Blumlein), partagé entre oscillateur (MO) et amplificateur (PA) pour réduire jitter relatif. Lignes de retard coaxiales calibrées pour obtenir le délai relatif voulu. ResearchGate+1
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Cibles : impulsion HV avec front ≲ 30–50 ps si tu vises direct 30 ps. (en pratique difficile — voir remarques).
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Longueurs de câble : rappel pratique — 1 ns ≈ 19.8 cm pour câble v≈0.66c → 100 ps ≈ 19.8 mm (utile pour usinage de lignes de retard).
3) Pré-ionisation et contrôle de l’amorçage
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Type : lampe UV ou électrodes auxiliaires pour pré-ionisation homogène, ou déclenchement optique du point d’amorçage. Réduit le jitter d’amorçage et rend la décharge plus reproductible. ResearchGate+1
4) Section oscillateur / pompage et choix du gain
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Option la plus réaliste : N₂ comme pompe → short-cavity dye laser (ou DFDL) optimisé pour pulses courts. Littérature historique documente 6 ps et 17 ps obtenus avec N₂ pompant des dye lasers. Pour 30 ps c’est donc une voie éprouvée. Optica Publishing Group+1
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Si tu veux rester sur N₂ direct : cavité ultra-courte, géométrie d’électrode optimisée et montée HV <<30 ps — voie très exigeante en pratique.
5) Chaîne d’amplification (MOPA)
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Amplificateur N₂ (PA) alimenté par la même architecture Blumlein ou par driver similaire, avec séquencement précis via ligne de retard ou déclenchement optique (voir ton expérience CERN).
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Si tu pompes un dye court, le MOPA peut être un amplificateur optique sur la sortie du dye (optical amplifier) plutôt qu’un second tube N₂.
6) Diagnostics temporels et de synchronisation
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Oscilloscope : bande passante ≥ 40 GHz (ou au moins 20–40 GHz selon budget) si tu veux mesurer directement montées <30 ps. (règle pratique bande/rise time). signalintegrityjournal.com+1
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Photodiode : bande ≥ 40 GHz (règle de pouce : 3–5× la fréquence nécessaire ; ou rise time ≤ ~0.3·FWHM⁻¹). Newport
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Corrélateur optique (autocorrélation) : indispensable pour mesurer précisément 30 ps (ou moins) et pour mesurer jitter optique entre MO et PA. La cross-corrélation optique est la méthode de choix pour jitter sub-100 ps. ResearchGate
7) Chaîne de délais / timing fin
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Delay lines coaxiales micrométriques pour réglage grossier (100 ps → ~2 cm), puis micro-réglages par trombone RF ou délai numérique à haute résolution.
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Photodiode rapide + comparateur faible jitter pour déclenchement local, ou détecteur optique + électronique FPGA/delay with <10 ps resolution si possible.
B — Estimation chiffrée : énergie plausible vs durée (trade-off)
Remarque générale : ces valeurs sont des ordres de grandeur fondés sur la littérature historique et mesures typiques (les valeurs réelles dépendent fortement de l’architecture, du pumping energy, de la géométrie de cavité et de l’efficacité de coupling). J’ai sourcé les points-clés.
Cas A — N₂ direct (transition moléculaire 337.1 nm)
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Durée typique réalisable sans techniques extrêmes : hundreds ps → ns (nombreuses références). Obtenir 30 ps direct impose montée électrique et jitter ≪30 ps ; réalisable en recherche avancée mais peu pratique. dbc.wroc.pl+1
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Énergie par impulsion : typiquement de 10 µJ à quelques mJ pour configurations TEA standard (dépend pression, cavité). Mais si tu contraints la durée à 30 ps (=> front très abrupte + très courte durée d’amplification), l’énergie utile susceptible d’être disponible chutera fortement ; ordre de grandeur : probablement <<100 µJ, potentiellement quelques µJ ou moins si tu restreins la fenêtre d’inversion. (Avertissement : forte incertitude — pas d’exemples courants de N₂ direct à 30 ps publiés). ScienceDirect+1
Cas B — N₂ → dye (pompage) — voie éprouvée
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Durée : la littérature montre 6 ps (DFDL) et 17 ps (short-cavity rhodamine 6G) quand on pompe avec des N₂ de quelques centaines ps–ns. Donc 30 ps est très réaliste par cette voie. Optica Publishing Group+1
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Énergie : exemples publiés montrent que pour pump energies 10–40 μJ la sortie dye faisait 1–6 μJ (pour ~17 ps). Donc pour ~30 ps on peut s’attendre à quelques μJ à quelques dizaines μJ selon l’efficacité du couplage et de l’amplification (MOPA optique). Optica Publishing Group+1
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Avec amplification (MOPA optique) : tu peux amplifier ces μJ à dizaines de μJ (voire quelques centaines μJ) avant d’atteindre la saturation / dégradation du dye ; atteindre mJ en 30 ps est possible mais demande chaînes d’amplification multi-étages (complexes) et attention à la non-linéarité / destruction thermique de la cellule dye. Les amplificateurs optiques (OPA/OPCPA / amplificateurs à cristaux) sont généralement la méthode moderne pour pousser l’énergie tout en conservant durées courtes. (référence : méthodes d’amplification ultrarapide générales). RP Photonics+1
Synthèse concrète et recommandations immédiates
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Si objectif = 30 ps utile et énergie ≥ 1–10 μJ → voie recommandée : utiliser ton N₂ existant comme pompe d’un short-cavity dye laser (ou DFDL) puis amplifier optiquement (MOPA) si besoin. Documents historiques montrent 6 ps et 17 ps, et sorties μJ « pratiques ». Optica Publishing Group+1
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Si objectif = 30 ps direct sur la transition N₂ → c’est très exigeant : il faudra PCSS + lignes Blumlein courtes + jitter ≲ 10–20 ps + contrôle de pré-ionisation ; énergie probablement bien plus faible que pour la voie pompée. Ce n’est réalisable que par équipe disposant d’électronique ultrarapide et d’expérience PCSS. MDPI+1
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Instrumentation / mesurage : prévois photodiode ≥40 GHz, oscillo ≥40 GHz, et surtout corrélateur optique pour vérifier réellement la FWHM (les instruments électriques limitent souvent) et mesurer jitter optique MO↔PA. Newport+1
Sources principales (sélection des plus pertinentes citées ci-dessus)
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Z. Bor et al., Generation of 6-psec pulses with a nitrogen-laser-pumped distributed-feedback dye laser, Appl. Opt. 1983. Optica Publishing Group
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G. W. Liesegang, Seventeen psec pulses from a nitrogen laser-pumped short-cavity rhodamine 6G dye laser, Appl. Opt. 1983. Optica Publishing Group
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Études / revues sur PCSS (jitter ps-scale) et performances récentes (MDPI, OSTI). MDPI+1
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Articles / notes techniques sur Blumlein/TEA nitrogen lasers et conception (diverses références, voir p.ex. études sur Blumlein TEA). ResearchGate+1
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Guides instruments (Thorlabs / Newport) pour relation bande-passante / rise-time et choix de photodiode. Thorlabs+1
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